rien ne m'échappe

rien ne m'échappe
J'observe, tranquille mais vigilant

mercredi 9 novembre 2016




Election américaine :

Le grand leurre


Il y a un détail qui m'échappe, personne, ne se soucie de l'état de la démocratie, comme à chaque élection d'ailleurs.
USA 225 millions d'électeurs, Trump 59 millions et des brouettes, Clinton 59 millions et un peu moins de brouettes. (59*2)/225*100= 52.44% de votants pour les deux candidats.
Mais il y a d'autres candidats et selon les chiffres de the United State Election Project le taux de participation est de 54.2% ce qui me semble grosso modo cohérent aux vues des chiffres initiaux donnés.
Je fais ce petit calcul pour une simple raison, c'est que le chiffre officiel de la participation n'est pas facile à trouver, et comme pratiquement aucun média ni politique n'en parle, cela m'interpelle.
J'en suis quelque peu surpris tant les médias ont parlé de longues queues devant les bureaux de votes ?!!
Pour une élection aussi importante lorsque près d'un électeur sur deux ne va pas voter, certains s'octroient le droit d'oser encore parler de démocratie, parce qu'il y a un vote.
Il serait bon de rappeler que le vote n'est pas l'apanage exclusif de la démocratie.
Il serait aussi bon de rappeler qu'un des principes fondamentaux de l'esprit de la démocratie est la représentativité, non pas d'une partie du peuple, mais de l'expression du peuple dans sa plus grande majorité.


Le silence, est la plus grave expression d'un peuple, car il ne cautionne plus les décisions.
Bien évidemment les politiques, la presse, arrangent les choses en usant et abusant de la bonne vieille formule "Qui ne dit rien consent" ce à quoi je réponds "parfois on se sent con, à avoir parlé trop vite."
Mais de quoi résulte ce silence de masse ? Ne témoignerait il pas, du  manque de choix proposés à pouvoir porter l'expression des véritables aspirations d'un peuple, à moins qu'il ne soit une défiance marquée à un système qui ne le représente plus, et auquel il ne veut plus souscrire.

Mais c'est bien connu aux USA lorsqu'il y a un problème avec les gens, on ne cherche pas à supprimer le problème, on supprime les gens, (c'est historique et malheureusement devenu culturel chez eux).
Quand près de la moitié de la population se tait, cela veut dire simplement que ceux qui se présentent à l'élection, n'ont aucune intention et encore moins l'obligation de les représenter, et comme l'abstention n'est pas prise en compte dans l'expression du scrutin, la solution est vite trouvée, "On n'en tient pas compte" (Je ne vous rassurerai pas en vous disant qu'en France on fait rigoureusement pareil, c'est d'ailleurs pour cela que le scénario de la prochaine présidentielle risque fort de placer les Français dans la même situation de choix que les américains).

Le nouveau président ne représente donc qu'un américain sur quatre.
Près de 50% savent qu'ils n'auront strictement rien à attendre de lui.
Pour 25% des votants, la désastreuse course à la présidentielle, a créé de profonds clivages qui ont toutes les chances de très mal vieillir, et un remake de "Règlements de comptes à OK Corral", se dessine en perspectives.

L’analyse des journaux varient amplement selon leurs positionnements respectifs : La presse Russe « Sputnick » parle d'un taux record de participation depuis 2012, et the United State Election Project du plus faible taux depuis 2000.
Il faudrait se mettre d'accord sur le sujet !!! Ce n'est pourtant pas un comptage de participants à une manif.
La vérité est où ? 
Que certains médias affichent une inclinaison envers un parti, au travers du traitement de l'information, cela s'entend, mais ils ont un devoir d'information objective des faits. Les inclinaisons politiques dont certains médias témoignent sont beaucoup plus proche d'une forme d'allégeance aveugle à une forme de pensée dictée et très intéressée, ils se transforment ainsi en véritable outil de manipulation de masse digne de la propagande utilisée en temps de guerre. 

Si je dois faire un constat, c'est qu'entre le cancer du poumon et le cancer des os, près d'une personne sur deux aux USA, n'a pas adhéré à l'idée pré-pensée que, pour pouvoir vivre en démocratie il était obligatoire de s'inoculer soi-même la maladie.
Croyez bien que si les candidats n'avaient pas les fonds nécessaires pour transformer une élection présidentielle, en une série TV à gros budget du type "Game of Trônes" (en moins réussi), pour captiver l'attention des américains bien formatés à ce genre de com, les chiffres de l'abstention auraient été un véritable désastre.
(La version Française pour la présidentielle de 2017 pourrait tirer sur "Camelot", on a les éléments pour.)


En France tous les médias traditionnels étaient pour Clinton, donc c'est la grande confusion, pour ne pas dire la gueule de bois, sans parler des politiques (à l'exception du FN) qui ne semblaient même pas avoir envisagé un tel résultat.
Il est vrai que dans l'UE et tout particulièrement en France on a perdu l'habitude d'avoir un résultat contraire à ce qui était prévu.
Quand cela arrive, il y a toujours moyen, tout est prévu pour pouvoir le contourner en passant par la petite porte, de toute façon un cancer qu'il soit des os ou du poumon ça reste un cancer, non ?
Les américains ont été invité à se prononcer sur l'organe, mais le marché n'a jamais donné son autorisation pour que la maladie soit négociable.


Comme d'habitude, A l'ouest !!! 
Rien à signaler de nouveau.
Reste à savoir quand l'on va devoir attaquer la chimio ...

Moralité : Il n'y a aucune de raison de se réjouir d'une élection convenue et qui ne sert à rien.

Exosphène