rien ne m'échappe

rien ne m'échappe
J'observe, tranquille mais vigilant

vendredi 9 juin 2017




L'innocente banalisation 

de la haine par la stigmatisation



Il apparaît sur les réseaux sociaux, nombre de petits encarts comme celui-ci dont l'objet est de faire réagir les internautes.
Ce principe, par nature, peut s'avérer être, intéressant pour nourrir une réflexion sur un sujet qui parfois nous échappe, faute d'éléments consistants portés à notre connaissance. Néanmoins il apparaît, lorsque l'on regarde les commentaires, que nombre de participants sont beaucoup plus enclins à se lancer dans d'interminables et stériles débats, sans même avoir pris le temps d'essayer de comprendre la véritable nature de ce qui leur est servi sur un joli plateau.


Il est vrai que notre société de com, nous invite beaucoup plus à focaliser sur l’emballage que sur le contenu. Qui, n’a jamais tranché pour le choix d’un simple produit, juste sur la seule  base de son emballage. Cette réaction humaine inconsciente, est consécutive au bombardement quotidien de ce que l’on nomme la Pub, et qui n’est en fait qu’un type de conditionnement « marketing » qui nous invite, par la banalisation du principe, à l’assimiler comme norme d’identification sociétale.

Inconsciemment, nous finissons, en plus d’admettre le principe, par le cautionner au travers de valeurs sociétales beaucoup plus larges telles que la concurrence, la liberté d’expression, le libre arbitre, la démocratie … qui pour l’occasion deviennent autant d’extensions dérivées. Ce transfert inconscient et conditionné, auquel nous prêtons un attachement certain vu le confort qu’il nous procure, tout du moins en apparence, témoigne de notre perception que nous attribuons à des principes fondamentaux de notre société et de nos institutions.

Reste à savoir si notre besoin irrationnel d’identification à ce conformisme conditionné se doit d’être à la mode ou à la norme.
Si la mode devient la norme, c’est alors que nous considérons ces extensions sociétales comme des consommables.
Considérer des principes fondamentaux (démocratie, la liberté d’expression) ou des phénomènes de société (racisme, chômage, terrorisme) comme des consommables, peut soulever quelques questions de la moralité sur l’emploi de telles méthodes pour apporter des solutions.
Seulement voilà, nous sommes vulnérables parce que, constamment immergés dans ce flux incessant de com, et nous ne nous rendons même plus compte, que nous ne faisons que réagir à des messages spécifiquement conçus à cet effet. Tous ces grands phénomènes de sociétés se transforment en arguments commerciaux, pour mieux nous vendre la pochette surprise soigneusement cachée par l’emballage de nos grands principes de société.

Lorsque j’ai vu ce petit encart, jeté en pâture aux commentaires et aux « j’aime », et constaté l'orientation du développement des commentaires, il m’est apparu que ce principe de banalisation Marketing faisait son œuvre sur des produits de consommation devenus courants et très vendeurs telles que le peur et la haine.
Ces produits pour l’heure étaient réservés aux institutions politico-médiatiques, qui se sont largement illustrées en montrant abondamment l’exemple.
Il apparaît dès lors, que certains trouvent judicieux, d’utiliser ces sujets pour récolter des « j’aime et des partages » sur les réseaux sociaux. Alors je me suis posé cette question toute simple. Est-ce que la « démocratisation » (terme usuel traduisant la dérive du terme originel)  de tout et n’importe quoi, est une preuve de bon fonctionnement de notre démocratie, et quelle en est notre part de responsabilité ?

L'avantage, (il faut bien voir le bon côté des choses), qu'offre ce type d’encart, est de se faire une idée de notre degré de vulnérabilité aux techniques de manipulation, qui s'appuient sur l'exploitation subtile mais très efficace de nos biais cognitifs à des fins de conditionnement.
Il m’apparaît alors beaucoup plus important d’expliquer le mécanisme de réaction auquel vous êtes invités, plutôt que de perdre mon temps face à des pseudo-convaincus du bien-fondé de leurs réactions, qu’ils croient être le fruit de leur longue méditation personnelle de trois à quatre secondes, tout au plus. Mais je ne leur en veux pas, dans la mesure où personne n’a jamais pris le temps de les prévenir du principe de la chose. (Je pense tout particulièrement aux plus jeunes, qui sont tombés dans la marmite dès leur plus jeune âge et qui n’ont jamais connu que ça)


Il existe un moyen très simple qui permet d'identifier rapidement l'intention du discours et la réaction qu’elle est supposée apporter.
Il suffit de se poser cette petite question toute simple.

Me propose- t-on, ou me suggère- t-on quelque chose ? 

Proposer : C'est laisser à l'autre, la liberté, sans condition, de dire oui, ou non, aux éléments avancés, sans  chercher à l'influencer, c'est une démarche qui vise à construire une réflexion. La décision, sera donc le fruit d'une réflexion partagée, où chacun a posé un choix personnel. La proposition vise à définir l'esprit qui donnera sens au traitement de la question et permettra de prendre position.

Suggérer : C'est inciter l'autre à adhérer à sa propre position. Le principe est de convertir, conditionner à une vue spécifique et orientée de la question. Ce principe repose sur l'habileté de l’interlocuteur à être capable d’en occulter les approches qui dérangent. La suggestion repose sur la forme du texte, la pertinence de la présentation n'a pour vocation, que de vous faire croire que vous exprimez votre opinion. L'habileté de votre interlocuteur vous invite alors à n'entendre que ce qu'il a envie que vous entendiez, pour provoquer votre réaction qui vous fera dire ce que lui, a envie d'entendre. Il vous demande d'adhérer à l'esprit de son approche, et vous invite à poser « un non choix », mais que vous prendrez comme votre propre choix.

Mieux vaut faire un mauvais choix, que de poser un non choix, car lorsque l'on sait où, il y a eu erreur, il est beaucoup plus facile de corriger le tir.
Inversement, lorsque vous vous êtes laissé embarquer « le non-choix » et que vous avez suivi comme un mouton persuadé, que c’était votre propre choix ; lorsque les choses tournent mal, il est très facile d’accuser les autres.
Mais en fait, est-ce vraiment la faute de l’autre ? Parce que l’autre, celui qui vous a suggéré de le suivre va vous dire, quand je t’ai posé la question tu étais bien d’accord, nous sommes alors tous deux dans la même situation. (Sauf qu’il ne vous dira pas que lui en a tiré bénéfices et que vous vous retrouvez le dindon de la farce.)
Vous vous retrouvez dès lors complice, mais surtout dans l’incapacité d’apprécier la véritable nature de votre erreur.
Alors on se terre dans le déni du fatalisme "Si ça ne vient pas de lui et pas de moi, c'est forcément la faute à d’autres ».
Il vous faut un coupable, pour vous justifier de la situation inconfortable d’où vous ne savez plus comment sortir". La spirale infernale s’enclenche, non seulement, elle ne vous aidera pas à régler votre problème, mais en plus elle va vous inciter à lâcher prise (à votre bonne conscience) pour une fuite en avant vers une dangereuse inconnue.
Ce qui n’est pas sans rapport, au concept sociétal du lâcher- prise prôné par le discours de tant de psychologues, managers ou politiques enfin les gardiens du temple de « l’entre-prise ».

Il y a un fossé entre penser, et croire que l’on pense par soi-même, c’est la différence qu’il existe entre le choix et le non-choix.
Je reconnais qu’il est assez paradoxal, dans notre monde où tout a valeur marchande, que personne n’ait trouvé utile d’afficher le prix de chacune de ces deux options, c’est à croire que l’une des deux génère plus de bénéfices que l’autre.

Après avoir expliqué ceci, et au regard du formalisme, vous comprendrez dès lors  le caractère spécieux de l'intention titrant l'encart en tête de page.
L’auteur fait la question et la réponse, sans toutefois nommer explicitement les communautés concernées, vous invitant à le faire à sa place. Nous sommes donc de manière évidente en mode suggestif.

Il m'apparaît indispensable d'offrir d'autres perspectives d'analyses à son auteur, histoire de le faire redescendre de la stratosphère d’où il s’amuse à jeter de l’essence, après avoir distribué des allumettes aux innocents d’esprit simple, sans, bien-entendu, les avoir prévenus des risques.
Donc je vais répondre à sa question en reprenant son argumentaire et en le développant.

Le problème vient d'où ?

Le problème vient du fait que les leçons du passé n'ont pas été tirées, et que les mêmes, Anglais, Allemands, mais aussi Français et Américains ....... se livrent toujours aux mêmes exactions.
Le revers de cette forme fallacieuse de mondialisation fait migrer non seulement les populations mais aussi le système qui la conditionne.
Qui finance et cautionne tout cela, qui corrompt leurs dirigeants, qui déstabilise ces pauvres peuples, qui pille en toute impunité ces pays, qui leur vend des armes, qui use et abuse de ces méthodes pour générer de faux prétextes afin de mettre en place des lois liberticides, et instaurent progressivement des régimes "démocratiques" totalitaires avec le consentement forcé de leur propre population (trompée et "innocemment" dupe en grande partie) sur leur propre territoire national.

Comment cela a-t-il été rendu possible ?

Ce « mal in », agit de manière sournoise, discrète, il n'a ni couleur de peau, ni religion, ni patrie, il ne fait qu'inviter à une réponse réactionnelle face à un conditionnement oppressant, qui cultive l'indignité au nom de la cupidité.
Il n'est en fait que le fruit de notre vulnérabilité à notre incapacité conditionnée, à tomber dans le piège de la prédominance du profit, qu'apporte le principe du texte au détriment de l'esprit du principe.
C'est en s'appropriant le droit et l'exclusivité de définir le sens des choses au nom de dogmes et micro- dogmes sacralisés (vous savez tous ces mots pompeux terminant en « isme »), que de douteux personnages sans éthique ni morale, sèment ces mauvaises graines invasives, pour étouffer l'esprit sain que tout un chacun, a le devoir de cultiver.

Le vrai pouvoir de ces marchands du temple, c'est tout simplement celui de nous persuader de l'indispensabilité du bien-fondé de leur présence, dont nous dépendons, cons-vaincus de notre supposée incapacité, à pouvoir appréhender la réalité des choses et prendre de bonnes décisions, et culpabilisant devant les accusations de populisme ou de conspirationnisme.
Leur légitimité repose sur notre devoir de voter (cautionner) pour avoir droit à une démocratie qui n’a de consistance que l’épaisseur du papier d’emballage. Peut-on encore se réjouir de cette forme de condescendance ?
Au vu de la moralité des stratégies politiciennes qui ont sublimé la récente présidentielle, il est peut-être utile de se poser la question de leur pertinence, à traduire la volonté de la représentativité réelle du peuple. Comment peut-on avoir un résultat démocratique, avec des règles de scrutin qui ne le sont pas, surtout lorsqu’aucun des participants ne dénonce cet état de fait ?
Alors avant de penser à changer les choses, il serait peut-être bon de commencer par nous poser la question de notre propre responsabilité sur cette virtualité devenue réalité, parce que si cette élite existe, c'est bien parce que notre société, c'est-à-dire nous, de manière directe ou indirecte, la cautionnons, (ce n’est pas le cas, de tout le monde, mais quoi que l’on puisse en dire nous sommes bien obligés de faire avec le résultat).
Fuir systématiquement en rejetant l'unique faute sur les autres, ça ressemble beaucoup à un déni de responsabilité, mais ce n'est pas, que, la faute des autres.
Il serait peut-être temps de sortir du fatalisme !!!

Cependant, pensez bien que cette « élite » ne manquera l’occasion pas de nous faire remarquer, que c’est notre choix, pour nous culpabiliser encore un peu plus, nous intimider, face à notre lâcheté de consentir à faire l'effort de bien vouloir nous regarder dans le miroir de notre conscience.
Elle sait bien que ce travail d’introspection est très douloureux, mais aussi extrêmement dangereux pour elle, alors elle va profiter de l’occasion pour parasiter cette perspective et se poser en grand seigneur. Elle va alléger votre souffrance, en vous dédouanant de vos responsabilités morales, vous pouvez bénéficier de l’absolution légale, incarnée par votre bonne conscience citoyenne, républicaine, etc….

C’est un principe de substitution à la conscience individuelle propre à chaque individu, issu de la culture même qui a permis de construire la nation.
(C’est aussi un classique du genre de l’histoire du 20eme siècle, si Staline était appelé le petit père du peuple, c’était pour les mêmes raisons.)
Cette élite, est dans une dynamique d’expansion, elle ne partage pas la conscience des peuples, elle vit en parasite et le peuple est son hôte. (Au sens parasitaire du terme, elle se nourrit de lui, son unique raison d’être est de se développer, quitte à tuer son hôte à partir du moment où elle sera sûre d’avoir assez de moyens de subsistance pour se suffire à elle-même).
Il lui faut prendre le contrôle, et prendre le contrôle, c’est annihiler l’esprit critique. Dans le cadre de son objectif de mondialisation, l’ubérisation du spirituel est une nécessité à cette divine réalisation qu’elle justifiera de la sorte : « Il faut bien comprendre que les temps ont changé, notre planète s’ouvre à la mondialisation, les esprits doivent s’ouvrir à la réalité des marchés ».

Le meilleur moyen de changer les esprits est de  discréditer la spiritualité qui nourrit notre conscience.
Pour se faire, les grands prêtres médiatiques vont alors sacraliser la laïcité, et la placer au-dessus des autres cultes, qu’ils prendront bien soin de discréditer pour l’occasion en les stigmatisant de leurs aspects les plus répulsifs, terrorisme, pédophilie, richesse ostentatoire, provocations médiatiques irrespectueuses.... Histoire d’abaisser les institutions représentatives du Divin plus bas des travers de la nature humaine.
Sans jamais le dire, la laïcité sera détournée de son principe originel pour faire office de « Religion d’état » ou l’esprit sociétal basé sur le mercantilisme des marchés remplacera l’esprit sain s’appuyant sur l’humanité de chacun, ce forçage idéologique placera alors cette élite en position de se saisir du pouvoir spirituel, c'est-à-dire le droit de définir le sens de l’esprit par lequel les choses doivent être interprétées au sein même des nations.

C’est ainsi que l’on entend ce genre de discours, « Dans un pays, il ne peut y avoir qu’une loi, et cette loi doit s’appliquer à tous, au sein de notre société la loi des hommes est la règle collective, et ce que l’on pense être une « loi de Dieu » ne peut s’appliquer qu’à soi-même. »

C’est par cette méthode d’usurpation, que les élus se sont octroyés le droit de détourner la dimension spirituelle qu’incombe à leur fonction, d’être les garants des valeurs morales des nations.

Une nation par définition est une communauté humaine caractérisée par la conscience de son identité historique ou culturelle, et souvent par l'unité linguistique ou religieuse.  C'est aussi une communauté, définie comme entité politique, réunie sur un territoire et organisée institutionnellement en État
Lorsque vous favorisez l’installation massive de communautés dont la conception culturelle et morale est très différente du pays d’accueil, vous vous exposez à de très graves risques de troubles sociétaux.
L’afflux massif incontrôlé de ces communautés, contrevient à leur intégration, parquée dans des lieux de seconde zone, elles se concentrent massivement, et par réflexe culturel identitaire se replient sur elles-mêmes,  faute d’accueil digne de ce nom et d’isolement. Il apparaît dès lors une double difficulté d’intégration, celle des émigrés eux-mêmes, mais aussi celle de la population locale qui ne comprend pas, et accepte encore moins l’objet de la manœuvre qui contrevient à leur confort et à la concurrence sur un marché de l’emploi défaillant. Au communautarisme identitaire qui revendique son droit de citoyen s’oppose la contraction nationaliste. Les conditions sont réunies pour profiter de la situation.
   
Vous comprendrez dès lors, l’intérêt évident que ces élus ont à promouvoir le conditionnement de forme de communautarisme identitaire agressif et déstabilisant, pour diviser les populations. Cela leur permet de se positionner en guide sous couvert de l’esprit salvateur qui prône le maintien de l’unité de la nation et sa cohésion sociale.

Aux athées réfutant les lois d’un Dieu, donc préférant celles des hommes, cela ne devrait pas poser de problème de principe, par contre, pour les cultes déistes, il y a effectivement des risques d’échauffement entre la conception de la conscience morale républicaine et celle de leur être profond qui repose sur une tout autre approche culturelle et religieuse dont la spiritualité repose sur l’intemporalité de la nature humaine.
Quand des élus s’octroient le droit du pouvoir spirituel temporel « définir le sens des choses selon leur volonté et quand ils le jugent nécessaire », ils érigent alors la laïcité au rang de religion d’Etat et la place au-dessus de tous les autres cultes avec le pouvoir de dire selon leurs intérêts contextuels, que ce qui est légal est donc de fait forcément moral.
La prise de conscience, n’a pas la même signification pour tout le monde, manifestement pour certains celle-ci semble pouvoir se brancher et se débrancher à souhait.
Le message est simple et en apparence résonne de manière censée et responsable dans l’esprit des populations.

Tout ceci s’est fait très discrètement, de manière très progressive pour ne pas éveiller les soupçons, jusqu’à la banalisation, puis l’adhésion inconsciente de la population qui trouve tout ça presque normal.
Dès lors le brave citoyen s’étonne, n’arrive pas à comprendre pourquoi ce qui est légal ne puisse pas être moral, et il blablate : On marche sur la tête, je suis en colère, je te le dis, c’est fini, aux prochaines élections je voterai pour l’autre. (La réaction classique)
Moralité rien ne change, si ce n’est que les conditions de liberté des peuples s’aggravent dangereusement.
Mais lorsque le peuple consent à cette dégradation galopante de ses droits, en cautionnant ces méthodes frauduleuses, témoignant de leur égoïsme cupide, source de leur incapacité à pouvoir s’extirper de leur propre déni, que faire si ce n’est de les prévenir de ces méthodes qui les invitent inconsciemment à contribuer à leur propre malheur.

Il fut un temps où à la tête de notre pays, les élites avaient une culture et une humanité qui leurs donnaient une inspiration quasi prophétique.
Lorsque, André Malraux a prononcé cette célèbre citation « Le 21eme siècle sera religieux (spirituel) ou ne sera pas » de quoi pensez-vous qu’il parlait ?
Il avait déjà compris que les dérives inéluctables qu’occasionnerait l’utilisation détournée des sciences sociales à des fins de « pseudo-démocratisation » qui n’ont rien de démocratiques, ne pourraient qu’engendrer à termes un risque majeur de détournement du principe de l’esprit démocratique qui définit le sens par lequel il faut interpréter le texte des droits de l’homme, extension sociétale et profondément déiste de l’identité de ce que se doit rester la France.

Ce ressenti d’inversion des valeurs de notre monde, pour beaucoup, est incompris. Nombre sont ceux qui pensent que certaines choses nous sont cachées.
Ils ne croient pas si bien dire, sauf qu’ils ignorent que c’est eux-mêmes qui se cachent cette vérité, inconsciemment conscients de leur part de responsabilité.

L’esprit démocratique est le mode de propulsion du véhicule qu’est notre république, si vous utilisez ce véhicule et que vous supprimez ce moteur, vous n’irez pas loin, et épuiserez votre peuple à le tirer.
La pratique de la république dénuée de cet esprit moteur n’a jamais permis l’avènement de la démocratie, à part dans les républiques bananières.
Cet exportation du principe démocratique en produit commercial, est en train de revenir chez nous, mondialisation oblige, ce qui explique le degré légal de corruption, et une stabilité de l’oligarchie du pouvoir, que les différents noms de partis ou sensibilités politiques n’arrivent même plus à dissimuler tant elles se ressemblent au-delà des différences que les médias leur inventent.
Mais beaucoup ne se rendent pas compte et n’analysent les choses qu’en fonction de leur petit intérêt personnel dont l’unique raison d’être est, trouver le bon interlocuteur qui va lui vendre le produit miracle qui va le sortir de ce marasme.
Vous avez le droit de râler dans les limites de ce que l’on vous accorde, manifester, il faut voir avec l’état d’urgence, (il faut comprendre c’est pour votre sécurité).

Vous l’avez enfin compris, pour vous sentir mieux, il vous faut lâcher prise, adhérer à la pensée officielle unique, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Ouf !!! Les élections sont passées, vous avez évité le pire, vous voilà rassuré, vous êtes conforme au modèle sociétal standard, vous pouvez dormir, en toute confiance avec votre bonne conscience du devoir accompli, sur vos deux oreilles.

Jusqu’au jour où, vous vous réveillez en grelottant, cervicales en vrac et dos en compote et là vous vous rendez compte, que pendant votre sommeil l’on vous a retiré matelas et couvertures.
Mais qui a bien pu faire ça les islamistes, les migrants, les chômeurs, les fonctionnaires, les retraités, les homophobes …..?
Voilà ce qui arrive lorsque l’on manque de vigilance et qu’on laisse d’habiles manipulateurs penser pour soi.

Le prix du non choix, c'est le doigt dans l'engrenage, et ça fait toujours mal.
Alors, je ne saurais recommander de faire l'effort de rester vigilant devant les tentatives de manipulations, qui invitent à faire adhérer à n'importe quoi.
Avant le débat la réflexion s’impose, ne vous laissez pas embarquer par vos pulsions réactionnelles, même si celle-ci sont contextuellement compréhensibles, et légitimes.
Ne concluez pas de généralités à partir de cas particuliers spécifiquement orientés pour vous faire réagir sur commande.
Existez, posez des choix, prenez conscience que ce type de suggestions malsaines ne visent qu’à vous faire adhérer à des choses, que fondamentalement vous ne partagez pas, ne contribuez pas bêtement à répandre ces mauvaises graines qui prennent très vite racines sur les terrains incultivés ou immatures.
Posez-vous toujours la question de votre part de responsabilité, ne vous excluez jamais du problème.
Le problème c’est avant tout nous ; donc nous, sommes, aussi la solution, ce que je trouve personnellement plutôt rassurant, même si parfois je désespère de voir si peu de personnes en être conscientes. Je ne peux que m’attrister du nombre de ceux qui s’affichent fièrement dans la complaisance à tomber aussi facilement dans ces grotesques manipulations, ce qui me fait dire qu’il y a un gros travail de prévention à réaliser dans ce domaine-là. Attention, la prévention ce n’est pas de la censure, la censure c’est le principe utilisé lorsque l’on se refuse de  prévenir. (La censure, c’est de la psychologie inversée, c’est une manière indirecte d’encourager le phénomène).

A l'auteur de cet encart largement diffusé sur face-de-bouc (le bien nommé en la circonstance)

Je lui ferai juste remarquer que personne n'est dupe du caractère malveillant et pervers de son encart.
Quand on n'a pas le courage d'affirmer clairement ses opinions, et que l'on trouve judicieux de faire du racolage pour se donner de l'importance, afin de rameuter tous les moutons de service en mal d'exprimer un certain désarroi, il devient dès lors, prétentieux et malhonnête, d'abuser de leur naïveté pour suggérer des accusations faciles afin de déchaîner des pulsions des plus dangereuses.
Ceci étant la signature caractérisée, d'un certain type de personnalité fondamentalement malsaine.
Entre pathologie chronique et connerie, l'on peut hésiter entre les deux options, la première se traite de manière clinique, mais malheureusement la seconde est beaucoup plus difficile à soigner et son traitement en est encore au stade expérimental. (D'après l'avis de certains chercheurs, il paraîtrait qu’une stimulation musculaire conséquente appuyée du bas vers le haut du fessier du patient, provoque une onde de choc qui stimule une zone spécifique du cervelet, l'activation de celle-ci permettrait de prendre conscience de la relation de cause à effet entre l'acte pathologique et l'intensité de la réaction qu'elle provoque chez son interlocuteur). Faudrait peut-être essayer.


A bon entendeur Salut .....